Culture Barbier

Les robots seront poilus, ou ne seront pas !

Monsieur Barbier vous présente le premier robot à poils de l'histoire : Robot Monster, qui n'est visiblement pas fan de rasage !

Poils à gratter : Depuis Aristote, Rabelais, Bergson et votre prof de philo de terminale, vous pensiez comme nous que le rire était le propre de l’homme ? 

Mais sans vouloir jouer les poils à gratter, on a peut-être une révélation à vous faire, très officiellement, dans notre billet du jour. Face aux armées d’androïdes débarquant toujours plus nombreux des laboratoires en robotique, si c’était le poil qui était le propre de l’homme ?

C’est le sujet d’étude d’un groupe de très sérieux chercheurs du laboratoire chinois Harbin Institute of Technology.

Le sujet est ouvert, à nos copies, nous avons 1H – mais cet article se lira en 2 MIN chrono.

Monsieur Barbier : A quoi sert le poil ?

Pour qui s’est déjà baladé nu(e) dans la forêt au point du jour, cette question est une évidence. Pour les autres, les citadins, rappelons que les poils sont de vrais alliés pour la survie de l’espèce.

Même s’ils ne sont pas tous visibles à l’oeil nu (lui), ils nous permettent de détecter la moindre brise, le moindre effleurement, mais aussi la chaleur, l’humidité, les textures et bien plus encore. En bref, nos poils sont de super radars, formant une armée d’objets connectés 1.0 nous permettant de beaucoup mieux appréhender notre environnement, et de réagir au quart de tour, surtout si l’on se trouve être de mauvais poil.

Pouvoirs sensoriels que nous partageons d’ailleurs avec nos amis mammifères – oui, sauf les dauphins, je vois qu’il y en a qui sont taquins aujourd’hui –  mais que nous envient nos amis robots.

Illustration des petits poils de la peau par Monsieur Barbier via Shutterstock

Image d’illustration Shutterstock – Nous sommes transparents avec nos lecteurs !

 

Enfin, un robot à poils

D’après le très célèbre Forbes, un groupe de chercheurs a décidé de réparer cette terrible injustice en implantant des « poils » à des robots.

Des poils de la même taille (à peu près 30 micromètres d’épaisseur, plus ou moins 2 micromètres quoi), eux aussi implantés sur presque toute la peau du corps, mais pas tout à fait de la même composition, ni du même mode de fonctionnement.

Les poils de robot sont de tous petits câbles constitués d’un alliage de cobalt conducteur* recouvert d’une très fine couche de fibre de verre, tous parcourus par la même charge électrique et formant ainsi : un champ magnétique de poils ! Et le moindre courant d’air ou la moindre pression fait dévier les poils de robot de leur position initiale, modifiant ainsi le champ magnétique sus-cité ! Badaboum.

Voilà, la magie du poil a été recréée par la main de l’homme.

Monsieur Barbier vous présente King Louie et sa fameuse chanson "Je voudrais devenir un homme..." (1966)

King Louie – « Je voudrais devenir un homme… » (1966)

 

Alors, les robots se raseront-ils un jour ?

Etant donné le côté très expérimental de ces recherches partagées ici pour la première fois dans la langue de Molière, et le coût général des greffes de poils sur androïdes immatriculés après 2009 (c’est-à-dire au moins le coût de 2 Rafales et de 4 Apple Watches), on est pas près de voir un robot se raser.

Et c’est bien dommage, car c’est autant de clients en moins pour ce bon vieux Monsieur Barbier – voici ce qu’on appelle un habile : {placement produit} !

Mais en même temps, est-on jamais complètement certain d’être humain ?

Qui a déjà vérifié que son poil ne contenait pas du cobalt électro-conducteur ?

Vous savez, quand vous avez une petite décharge en touchant la poignée, l’ascenseur, votre ordinateur…

Vous êtes-vous jamais vraiment posé la question ?

Monsieur Barbier vous présente Blade Runner, la question de l'humain, c'est couper les cheveux en quatre.

Non c’est pas Star Wars. Rho lala. Blade Runner (1982)

 

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le robot poilu tout là-haut, probablement le premier robot poilu de l’histoire d’ailleurs, en 1953, voici la fiche du film sur BadMovies.org ! Grrr.

*La sino-équipe du professeur Xiaodong aura ainsi introduit une innovation majeure par rapport aux concurrents qui utilisaient jusqu’alors du nano-carbone, donc non-conducteur, pour créer leurs poils artificiels. Oh les cons ! Ahahaha.  (…) Voici le résumé de recherche ici dans la revue scientifique Applied Materials and Interfaces – Bonne nuit.

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